mercredi 10 mars 2010

Bolivie


Je suis arrivé le 18 janvier par avion à Cochabamba, 3e ville de Bolivie, après 24h de voyage porte à porte et de longues heures de transit. Là j'ai retrouvé Mona et Elise qui revenait du Beni, la partie Amazonienne de la Bolivie.

Au premier pas fait dans la rue, j'ai tout de suite aimé la Bolivie et le premier mot qui m'est venu c'est « Différence ». Ici tout est différent : les rues, les gens, la nourriture, la ville, les paysages....Mais du coca-cola partout!

A Cochabamba nous avons fait les marchés, les magasins et profité des prix très bas. Également l'ascension des 1300 marches, 340 m de dénivelé et une altitude de 2500m pour arriver au pied du San Pedro, le christ de Cocha qui mesure quelques centimètres de plus que celui de Rio.

A l'inverse ce qui m'a énormément choqué c'est la pollution présente partout. Cocha est la deuxième ville la plus polluée d'Amérique Latine mais cette pollution me suivra partout durant mon voyage.


Deux exemples de traditions : la Cholita et la chicha


Les Cholitas sont les femmes indigènes portant encore la tenue traditionnelle et venant des Andes.

Sa tenue se compose : du chapeau, à Cocha, rond avec des rebords plats, sur le dessus également plat et 3 petites fleurs derrière (à La Paz c'est le chapeau melon)

Les cheveux : deux grandes tresses et entre, au bout, qui les relis, la tula avec différentes significations.

La jupe (pollera) va jusqu'aux genoux et dessous pleins de jupons, ce qui lui donne une forme vouté (c'était pour ressembler aux espagnoles). Si le dernier jupon dépasse la cholita est célibataire.

Le haut : une blouse en laine, veste courte et tablier en coton avec de grandes poches. Sur le dos, l'ahuayo, grande tissu rectangulaire avec des rayures horizontales de couleurs qui serre de fourre tout, où elles transportant la coca, les aliments le bébé....

La cholita est très travailleuse, dans la rue ou sur les marchés. Encore beaucoup de jeunes s'habillent comme ça. Dans de nombreuses familles, la femme gère l'intérieur du foyer, les enfants; c'est elle qui travaille donc gère l'argent. Le mari travaille ou passe sa journée à la chicheria.


Les chicherias sont les lieux où l'on boit une boisson alcoolisée à base de maïs, la chicha. Elle est servie dans un sceau de 5 litres et pour servir, le tutumi (bol issu de la coque d'un fruit tropical) que l'on fait tourner. Boire la chicha implique de nombreux rites comme inviter quelqu'un à boire avant de boire puis servir la personne invitée (il est interdit de refuser) ou encore la première fois que l'on boit, on verse un peu de chicha sur le sol en signe de remerciement à la Pachamama (terre-mère) à qui on rend ce qu'elle nous a donné.

Le 22 au soir, départ pour La Paz et arrivé au petit matin du 23. On est arrivé avec un temps couvert, pluvieux et très froid (± 13°) l'altitude se fait ressentir ( La Paz se situe entre 3200m et 4000m d'altitude).

Dans la journée le temps va se dégager et les vues sont impressionnantes aussi, on en profite pour faire des achats (gants et bonnets), dans le marché aux sorcières, avec ses totems, poudres et savons magique et ... les fétus de lama séché!

L'après midi départ pour Copacabana (l'originel) au bord du lac Titicaca. La route sur l'Altiplano fut magnifique, avec au loin des montagnes enneigées.

Copacabana est une petite ville où il fait froid dès qu'il n'y a plus de soleil. Ancien lieux de pèlerinage Inca, c'est maintenant un lieux de pèlerinage catholique où l'on vient protéger et bénir sa voiture. Par contre la nuit on s'est retrouvé à dormir sur des matelas dans la salle à manger d'un hôtel.

Le dimanche 24 départ sur un petit bateau très lent qui déborde de touristes (surtout Argentins comme partout en Amérique du Sud) pour Isla del Sol (îles du soleil) endroit selon les Incas, où est né le soleil.

Il faut le mériter pour arriver à l'hôtel (car il faut se taper une grosse montée, avec les gros sacs à dos, à quasiment 4000m d'altitude) mais grimpette à travers un très jolie jardin inca en terrasse avec de super point de vues sur les montagnes et le lac.

Le lendemain au programme, une balade qui va du Sud au Nord de l'île mais pour la commencer on doit attendre que la pluie cesse. La balade fut splendide et donne des perspectives de tous les côtés du lac et de l'île, les champs et jardins en terrasse; bercés par le champs des oiseaux et des ânes.

L'île est très agréable et on peut très bien y manger, un petit resto perdu dans la forêt, éclairé à la bougie fit notre délice les 2 soirs durant!


Retrouvez mes photos de Bolivie sur : http://picasaweb.google.com/118118423432486226095/Bolivie#

Pérou, Chili, Bolivie (suite)


Ensuite direction Cusco dans un bus inconfortable jusqu'à Puno. Pendant le transit on a rencontré 2 français qui feront un bout de chemin avec nous.

A notre arrivée à Cusco, les rumeurs se confirment, le Machu Pitchu et toutes les balades de la région sont fermées à cause des énormes pluies du mois passé. Dans la ville de nombreux éboulements de terrain et 2000 personnes bloquées au Machu Pitchu et qui se font hélitreuiller au compte gouttte. Notre projet de 5 jours de marche au Choquequirao (frère du Machu Pitchu accessible seulement à pied, en mule ou à cheval) tombe à l'eau. Il nous reste plus qu'à visiter la ville sauf que pour faire le tour des monuments, il faut acheter un « boleto » (billet) qui coûte assez cher et qui n'est valable que si l'on reste longtemps à Cusco. On va donc se contenter d'une balade à cheval mais comme souvent au Pérou, l'arnaque est facile et donc la balade sera beaucoup moins longue que prévu. Ce genre de détail ne m'a pas fait beaucoup apprécier le Pérou et à l'inverse encore plus aimer la Bolivie.

Deux jours plus tard direction Arequipa mais le trajet de nuit fut le pire de tout le voyage! On s'est retrouvé à côté des toilettes, avec de remontés d'odeurs et des sièges défoncés. La prochaine fois on sera plus sérieux sur le choix de la compagnie. Et tout ça sur fond de films d'apocalypses avec le DVD qui sautait à chaque bosse...
Le 29 nous sommes donc à Arequipa, très jolie ville, un oasis au milieu du désert avec les monuments en pierres blanches, qui donne à la ville un visage très agréable. C'est aussi le retour des tongs et du short (enfin!) Nous en avons profité pour aller à Yura une toute petit ville a à peine 30 km connue pour son immense usine de ciment sortie tout droit d'un James Bond, où à lieu le combat final et ses thermes. Entre ces deux villes un paysage aride, où l'on se demande comment les gens peuvent y vivre, là ou ne rien ne pousse où il n'y a que pierre et poussière. Le soir les deux français nous quittent pour aller sur le lac titicaca.



En étant en avance sur notre programme, la question s'est posée: que faisons nous? Continuer au Pérou ou explorer le Chili (et donc avoir un nouveau tampon sur notre passeport :) )

Ce sera le Chili!

Les photos du Pérou : http://picasaweb.google.com/118118423432486226095/Perou#

Le 31 nous prenons la route pour le Chili, le voyage de jour pour une fois, fut magnifique. Traversée du désert avec ici et là dans le creux des vallées des oasis, à la frontière on aperçoit l'océan Pacifique.
Mais comment faire quand on arrive dans un pays, le soir, sans guide touristique? Faire le tour de la gare routière à la rechercher d'autres routards!
Nous nous arrêtons donc dans la ville de Arica, au bord du Pacifique ou nous allons profiter de la plage et des ses fruits et légumes excellents (en effet Arica est aussi un oasis où pousse fruits et légumes avec un soleil quasi permanent).



Le 3 nous nous dirigeons vers la ville de Putre (le bruit de l'eau en Aymara) où près de là il y aurait un parc naturel exceptionnel!
Déjà à Putre nous ne sommes pas déçus. C'est un petit village accroché à la montagne à plus 3500m, nous entreprenons une balade mais avec cette altitude l'effort se fait dur très rapidement.
Putre se situe sur la route la plus courte qui relit la Bolivie à la mer par l'intermédiaire du port de Arica.
Le lendemain nous entreprenons la visite du « Park National de Lauca » avec un Chilien rencontré dans notre hôtel et notre guide. La visite du parc fut splendide et encore plus avec tous les animaux que l'on a pu apercevoir. Des vieuñas, entre la biche et le lama; des vizcacha, sorte de gros lapin; de nombreux oiseaux, des lamas et des alpagas (on y goutera leur viande); tout ça à plus de 4000m d'altitude sous un grand soleil (alors que c'est la saison des pluies) et donc des couleurs impressionnantes. Nous avons admiré le Parinacota, volcan enneigé qui culmine à 6343m, le lac Chungara à 4500m, le plus haut lac non-navigable du monde. La nuit nous l'avons passé dans un refuge à moins de 2 km de la frontière Bolivienne.



Le lendemain je quitte mes 2 compères de voyage et notre Chilien pour la Bolivie direction Cochabamba, eux ils continuent l'exploration du parc national en direction du Sud. Le trajet fut une succession de paysages splendides!

Les photos du Chili : http://picasaweb.google.com/118118423432486226095/Chili#

Étant en avance sur mon retour au Brésil, j'ai pu profiter pour y rester quelques jours et faire la fête façon Bolivenne, chicha, jeux de dés, feuille de coca à mâcher...
Le 9 direction Santa Cruz, une autre Bolivie très différente des Andes. Le 10 après une visite de la ville direction la frontière brésilienne dans un car surélevé et des roues pleines de terre, le voyage promet. Route de terre les ¾ du chemin, une femme assez forte à coté de moi prend tout la place, le matin on finit le trajet sous la pluie, le car fuit bien surtout de mon côté et sur mon siège... Arrivé au Brésil, je dois me remettre à parler portugais après un mois passé à entendre de l'espagnol et a parler portognol (mélange de portugais et espagnol). Le retour vers Rio fut très long 33h de car à cause des embouteillages à Sao Paulo et à Rio ou on a mis 2h pour faire à peine 1km. En effet j'arrive pendant le Carnaval!