" La diversité de processus d’urbanisation est liée à la dispersion territoriale des personnes, aux pratiques économiques et culturelles multiples. L’augmentation du secteur informel se traduit par l’occupation de terres publiques ou en litige (les trottoirs, les places, les rues et les espaces résiduels) par divers “clandestins”. " Jorge Mario Jáuregui, architecte et urbaniste argentin, installé au Brésil
"Celui qui vient pour la première fois devra d'abord s'adapter, dans la vie quotidienne, à de petites inexactitudes, à de petites négligences, à un certain laisser-aller; certains voyageurs qui ne voient le monde qu'à travers l'hôtel ou l'auto, peuvent s'offrir le luxe de rentrer de leur voyage avec le sentiment orgueilleux de leur supériorité de civilisés qui ont trouvé le Brésil arriéré et laissant désirer. Mais les événements des dernières années ont changé notablement nos idées sur la valeur des mots « civilisation » et « culture ». Nous n'avons plus envie d'en faire tout simplement les synonymes d'« organisation » et de « confort ». Rien n'a d'avantage contribué à cette fatal erreur que la statistique qui, science mécanique, calcule le revenu d'un pays et le part de chacun dans ce revenu, le ,ombre d'autos, de salles de bains, de radios, de primes d'assurances par tête. D'après ces tableaux, les peuples les plus cultivés et les plus civilisés seraient ceux qui ont la plus forte production, qui ont la plus grande consommation et le revenu individuel le plus élevé. Mais il manque à ces tableaux un élément important, le calcul du sentiment humain, qui d'après nous donne l'échelle réelle de la culture et de la civilisation. Nous avons pu voir que l'organisation la plus développée n'a pas empêché les peuples à diriger cette organisation uniquement dans le sens de la bestialité au lieu de celui de l'humanité, et qu'au cours d'un quart de siècle, notre civilisation s'est abandonnée elle-même pour la seconde fois. Nous ne sommes donc plus disposés à classer un peuple selon sa puissance industrielle, financière ou militaire, mais au contraire à placer le degré d'exemplarité d'un pays dans ses sentiments pacifiques et ses dispositions humaines.
Dans ce sens là le Brésil me paraît l'un des pays du monde les plus dignes d'êtres aimés et d'être donnés en exemple."
Stefan Zweig, Le Brésil, terre d'avenir, 1941
"Celui qui vient pour la première fois devra d'abord s'adapter, dans la vie quotidienne, à de petites inexactitudes, à de petites négligences, à un certain laisser-aller; certains voyageurs qui ne voient le monde qu'à travers l'hôtel ou l'auto, peuvent s'offrir le luxe de rentrer de leur voyage avec le sentiment orgueilleux de leur supériorité de civilisés qui ont trouvé le Brésil arriéré et laissant désirer. Mais les événements des dernières années ont changé notablement nos idées sur la valeur des mots « civilisation » et « culture ». Nous n'avons plus envie d'en faire tout simplement les synonymes d'« organisation » et de « confort ». Rien n'a d'avantage contribué à cette fatal erreur que la statistique qui, science mécanique, calcule le revenu d'un pays et le part de chacun dans ce revenu, le ,ombre d'autos, de salles de bains, de radios, de primes d'assurances par tête. D'après ces tableaux, les peuples les plus cultivés et les plus civilisés seraient ceux qui ont la plus forte production, qui ont la plus grande consommation et le revenu individuel le plus élevé. Mais il manque à ces tableaux un élément important, le calcul du sentiment humain, qui d'après nous donne l'échelle réelle de la culture et de la civilisation. Nous avons pu voir que l'organisation la plus développée n'a pas empêché les peuples à diriger cette organisation uniquement dans le sens de la bestialité au lieu de celui de l'humanité, et qu'au cours d'un quart de siècle, notre civilisation s'est abandonnée elle-même pour la seconde fois. Nous ne sommes donc plus disposés à classer un peuple selon sa puissance industrielle, financière ou militaire, mais au contraire à placer le degré d'exemplarité d'un pays dans ses sentiments pacifiques et ses dispositions humaines.
Dans ce sens là le Brésil me paraît l'un des pays du monde les plus dignes d'êtres aimés et d'être donnés en exemple."
Stefan Zweig, Le Brésil, terre d'avenir, 1941
1 commentaires:
à méditer effectivement, et quelle actualité au moment des échanges de rafales et autres
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