dimanche 27 septembre 2009

surf à Macumba

Ajourd'hui surf à Macumba avec des amis dano-suédois, la plage se situe au sud de Rio après la ville très américaine de Bara de Tijuca.


Levée de soleil à 5h du matin depuis ma térasse.


La plage avec des vagues pour tous les types de surfeurs, nous sommes arrivée vers 8h30 et les vagues étaient beaucoup mieux, là c'est en début d'éprès midi.

lundi 21 septembre 2009

mercredi 16 septembre 2009

São Paulo




Avant de commencer, un petit descriptif : São Paulo (Saint-Paul en français) est la plus grande ville du Brésil située dans le sud-est du pays, elle est la capitale de l'Etat de São Paulo et le centre financier et industriel de l'Amérique Latine. 20 millions d'habitants peuple le grand São Paulo, elle est donc la troisième métropole du monde.

Je suis partis Mercredi de Rio après 6h de voyage, en car très confortable en compagnie de Stefan Zweig (cf citation dans le précédent billet) me voilà arrivé à São Paulo, je prend le métro (plus vieux mais plus rapide et plus de ligne que celui de Rio et je rejoins Mona (une amie de Nantes) à la station de métro à côté de chez elle. Il faut savoir que 6h de car, c'est une distance de trajet normal de trajet pour les Brésiliens.

Mona habite dans une rue perpendiculaire de l'avenue Paulista (Paulista : habitants de São Paulo), la grande avenue mélangeant banques, bureaux, logements, tous ça dans des buildings. Elle partage son appart avec deux Brésilens (étudiant/salarié) dans un haut immeuble avec une superbe vue.

Durant ce grand week-end j'ai pu m'imprégner de cette grande ville qui est très différente de Rio. Déjà par la météo, j'ai été en jeans, ça faisait un moment que je n'en avais pas porté!Ensuite São Paulo est plus tranquille que Rio, les favélas sont en périphérie, mais ils ne fait tout de même pas bon de trainer tard le soir dans certaines rues. L'ambiance y est aussi différente et j'ai plus constater que Rio était bel et bien la capital culturelle du Brésil. En plus de leur accent différent les paulistas n'ont pas la même attitude que les cariocas, la mer et la plage y doit beaucoup pour Rio. La corpulence des paulistas est différente, les endroits pour prendre un grand bol d'air sont beaucoup plus rare mais à l'inverse ce qui fait prendre un grand bol d'air c'est la non existence de publicité dans la ville, ici il n'y a pas de panneaux géants vous poussant à la consommation, le militant anti-pub que je suis a beaucoup apprécié.

C'était la semaine de la gastronomie, nous en avons profité pour aller manger dans le soit disant meilleur restaurant français du Brésil. Ils proposait pour cette occasion un menu à moins de 10€ mais on a été un peu déçu, on pensait retrouver la France mais la déco était fade, le service brésiliens et les plats franco-brésiliens, un peu déçu!

Le MASP

Le week-end c'est enrichie par une promenade dans le parc de Ibirapuera., le plus grand parc de São Paulo, bordé par un quartier chic mélangeant maison surprotégé et immeuble avec sur le toit de vrai château! Nous avons également visité le MASP (Museu de Arte de São Paulo) à deux pas de chez Mona avec une impressionnante expositions du chinois Yang SHAOBIN. Mais surtout une promenade dans le quartier asiatique proche du centre est un vrai dépaysement, lorsqu'on rentre dans une boutique on a l'impression de changer de continent!

En résumer São Paulo est une ville fantastique et tellement différente de Rio qui est agréable à découvrir.

lundi 7 septembre 2009

Réflexion... 1.2

" La diversité de processus d’urbanisation est liée à la dispersion territoriale des personnes, aux pratiques économiques et culturelles multiples. L’augmentation du secteur informel se traduit par l’occupation de terres publiques ou en litige (les trottoirs, les places, les rues et les espaces résiduels) par divers “clandestins”. " Jorge Mario Jáuregui, architecte et urbaniste argentin, installé au Brésil


"Celui qui vient pour la première fois devra d'abord s'adapter, dans la vie quotidienne, à de petites inexactitudes, à de petites négligences, à un certain laisser-aller; certains voyageurs qui ne voient le monde qu'à travers l'hôtel ou l'auto, peuvent s'offrir le luxe de rentrer de leur voyage avec le sentiment orgueilleux de leur supériorité de civilisés qui ont trouvé le Brésil arriéré et laissant désirer. Mais les événements des dernières années ont changé notablement nos idées sur la valeur des mots « civilisation » et « culture ». Nous n'avons plus envie d'en faire tout simplement les synonymes d'« organisation » et de « confort ». Rien n'a d'avantage contribué à cette fatal erreur que la statistique qui, science mécanique, calcule le revenu d'un pays et le part de chacun dans ce revenu, le ,ombre d'autos, de salles de bains, de radios, de primes d'assurances par tête. D'après ces tableaux, les peuples les plus cultivés et les plus civilisés seraient ceux qui ont la plus forte production, qui ont la plus grande consommation et le revenu individuel le plus élevé. Mais il manque à ces tableaux un élément important, le calcul du sentiment humain, qui d'après nous donne l'échelle réelle de la culture et de la civilisation. Nous avons pu voir que l'organisation la plus développée n'a pas empêché les peuples à diriger cette organisation uniquement dans le sens de la bestialité au lieu de celui de l'humanité, et qu'au cours d'un quart de siècle, notre civilisation s'est abandonnée elle-même pour la seconde fois. Nous ne sommes donc plus disposés à classer un peuple selon sa puissance industrielle, financière ou militaire, mais au contraire à placer le degré d'exemplarité d'un pays dans ses sentiments pacifiques et ses dispositions humaines.
Dans ce sens là le Brésil me paraît l'un des pays du monde les plus dignes d'êtres aimés et d'être donnés en exemple."

Stefan Zweig, Le Brésil, terre d'avenir, 1941